Après les concerts de klaxons et les explosions de joie dans les rues de la capitale et d’autres grandes villes d’Algérie, la nouvelle du renoncement d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel a été digérée, la nuit a porté conseil, et ceux qui protestaient depuis presqu’un mois maintenant ont finalement l’impression de se réveiller ce mardi matin avec une sorte de « gueule de bois ». Oui, car rien n’est vraiment réglé pour le futur proche politique, et paradoxalement, le président sortant va encore rester un bon moment au pouvoir en prolongeant son mandat actuel, le quatrième.

Dans son message à la Nation, lu hier sur les antennes des médias officiels, Abdelaziz Bouteflika a au moins été clair sur deux choses : « Il n’y aura pas de cinquième mandat », a-t-il annoncé, et « il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain ». Autrement dit, il peut rester tranquillement à son poste au-delà de l’expiration du temps légal, prévu le 28 avril prochain.

A noter qu’à cette occasion, le chef de l’Etat, âgé de 82 ans, a fait une réapparition publique, tellement rare depuis des années (voir ci-dessous). Il vient de passer deux semaines dans un hôpital de Genève, en Suisse.

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